La violence c'est quoi?

La violence, c'est faire preuve de force et de brutalité en pensée ou en action C'est assez compliqué de bien comprendre ce phénomène dont on parle beaucoup à l'heure actuelle. On trouve de la violence partout où il y a des êtres humains : dans la rue, dans le couple, à l'école, dans les institutions, dans la famille...

Elle est souvent liée à des problèmes de communication. Les jeunes et les adultes ont parfois des difficultés à exprimer leurs sentiments, leurs frustrations, leur incompréhension et certains peuvent utiliser des comportements violents pour se faire entendre s'ils n'ont pas trouvé d'autres moyens.

La violence sous toutes ses formes doit être dénoncée car chacun a le droit de vivre en sécurité. Les actes de violence sont inacceptables et ne débouchent sur rien de constructif, ils doivent être pris au sérieux et il faut lutter contre eux.

 Le saviez-vous? Un bouc émissaire est  une personne sur laquelle on fait retomber toutes les responsabilités. Le bouc émissaire devient rapidement le souffre-douleur. Les conséquences pour sa santé sont souvent graves et peuvent aller jusqu'à une tentative de suicide.

 

Agressions sexuelles et inceste

Il y a agression sexuelle lorsqu'un adulte utilise le corps d'un enfant ou d'un adolescent (fille ou garçon) pour son propre plaisir sexuel, qu'il y ait violence ou pas, accord ou pas, plaisir ou pas de la part de l'enfant ou de l'adolescent. Il faut savoir également que les agressions sexuelles ne concernent pas seulement les contacts corporels. Contraindre une personne à regarder des images à connotation sexuelle, c'est aussi de la violence sexuelle.

Voici quelques exemples d'agression sexuelles :

  • exposition des organes sexuels de l'adulte à la vue d'un enfant ou d'un adolescent (outrage à la pudeur);
  • violation de l'intimité ou de la nudité d'un enfant ou d'un adolescent par un adulte (voyeurisme);
  • visionnement de films pornographiques en présence d'un enfant ou d'un adolescent;
  • caresses des organes sexuels d'un enfant ou d'un adolescent;
  • tentatives ou actes sexuels complets ou non sur un enfant ou un adolescent;

L'inceste est le mot qui désigne des relations sexuelles interdites par la loi entre membres d'une même famille : entre des frères et sœurs, entre un parent et son enfant, entre un oncle et sa nièce ou son neveu, un grand-père et sa petite-fille, etc

 

Les différentes formes de violence

La violence n'est pas seulement liée à la force. Elle prend des formes différentes. Elle peut être physique, psychologique, verbale ou sexuelle. Le plus souvent, ces différentes formes de violence sont associées.

La violence physique (frapper, gifler, etc.) est la forme de violence la plus facile à identifier, parce qu'elle peut laisser des marques visibles sur le corps. Si les autres formes de violences sont plus difficiles à reconnaître, elles font autant de mal à l'individu qui les subit. Insulter une personne, c'est aussi de la violence.

  1. La violence physique

Utilisation de la force

C'est lorsque quelqu'un utilise sa force physique pour dominer ou contrôler l'autre. Les violences physiques sont souvent liées à une difficulté à dire ce qui ne va pas. Lorsque c'est pénible d'exprimer ses sentiments, ses émotions, ses frustrations avec des mots, utiliser sa force physique pour être entendu peut sembler un bon moyen. Ce n'est pourtant pas le cas!

N'hésite pas à parler de ce qui ne va pas avec les personnes proches de toi : tes amis, tes parents, ton patron ou ta patronne, tes profs, etc. Si quelque chose te contrarie, tu peux en discuter calmement plutôt que de recourir à la violence. Dire ce qui ne va pas est le meilleur moyen d'être écouté.

       2.   La violence psychologique

La plus méconnue des formes de violence

C'est lorsque quelqu'un humilie, intimide, menace, dénigre son interlocuteur de manière répétitive à tel point que ce dernier perd toute confiance en lui et se met dans une position d'infériorité. Evidemment, elle ne laisse pas de traces visibles, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'elle est moins grave.

Si tu penses être victime de violences psychologiques, ne reste pas dans une situation qui te pèse et te fait souffrir. Prends ton courage à deux mains et parles-en avec une personne de confiance qui pourra t'aider à rompre le silence.

      3.   La violence verbale

La violence des mots

C'est le fait d'utiliser des mots pour rabaisser, menacer, faire peur à une personne. La violence verbale est souvent associée à la violence psychologique. Une personne victime de violence verbale se sent diminuée, dévalorisée.

Une insulte, une menace ou une humiliation peuvent faire aussi mal qu'un coup.

       4.   La violence sexuelle

Mon corps m'appartient!

C'est forcer une personne à un contact physique non souhaité en utilisant le chantage, l'intimidation, la menace ou la force physique. Il peut s'agir de caresses, de baisers, d'attouchements et ces abus peuvent aller jusqu'au viol.

Les violences sexuelles n'impliquent pas toujours un contact corporel. Contraindre une personne à regarder des images à connotation sexuelle, c'est aussi de la violence sexuelle.

Si le comportement d'une personne de ton entourage te dérange, te choque ou te met mal à l'aise, tu peux en parler. Personne n'a le droit de t'obliger à faire des choses que tu ne souhaites pas. La loi te protège et tu as le droit d'en parler.

 

Chacun son rôle

Qui est qui ?

Se reconnaître comme victime de violences, admettre que l'un de ses proches est l'auteur de comportements violents, endosser malgré soi le rôle de témoin ou encore avouer sa propre complicité, ça n'est pas toujours facile.

La violence met en scène différents acteurs, chacun joue un rôle. Qui est qui ? Parfois ces rôles se modifient et l'on passe de l'un à l'autre, c'est compliqué de bien repérer ce qui se passe quelquefois.

  • L'agresseur

L'auteur de violences

L'agresseur est celui qui utilise la violence contre autrui (frapper, humilier, menacer, intimider). Personne n'a le droit d'agir ainsi. Parfois ce rôle est très clair. Quelques fois, on a du mal à se repérer : qui a provoqué, qui a commencé la spirale de violence ? Mais, quelles que soient les circonstances, tout acte violent reste interdit par la loi et son auteur est punissable.

  • La victime

La personne maltraitée

La victime est la personne qui subit la violence. Le plus souvent à répétition et par un ou plusieurs agresseurs. Souvent, ceux-ci sont des personnes proches de la victime, dans son entourage direct. Cela peut être un membre de la famille, un ami ou une amie, d'autres jeunes à l'école ou bien même son petit ami ou sa copine. La victime n'est pas responsable des violences qu'elle subit.

Pourtant, les victimes pensent souvent que « c'est de leur faute » et s'enferment alors dans le silence. Elles peuvent se sentir coupables de ce qui leur est arrivé, elles ont parfois honte et n'osent pas en parler. La violence n'est pas taboue, il faut en parler. C'est un pas difficile à faire pour une victime, par crainte de ne pas être prise au sérieux.

  • Le/la complice

La responsabilité de la personne complice

Qui est complice ? C'est la personne qui soutient ou encourage le comportement de l'agresseur, voire y participe. Son rôle et son degré de complicité peuvent fortement varier suivant les circonstances. Elle peut encourager l'agresseur à agir de la violence sur autrui ou alors participer activement à l'agression. Elle porte aussi sa part de responsabilité. Chacun est responsable de dénoncer la violence et de ne pas l'accepter.

  • Le témoin

Etre témoin, c'est assister à la scène malgré soi.

Le témoin est la personne qui assiste à la scène de violence, souvent malgré elle. La position de témoin n'est pas un rôle facile : il assiste à des violences et peut prendre peur de ce qu'il voit ou encore penser que « ce ne sont pas ses affaires ». Le témoin a pourtant le devoir de prévenir la police et d'intervenir s'il le peut, mais  sans se mettre en danger. En tant que témoin, il a un rôle clé à jouer : il peut aider la victime en appelant au secours et en dénonçant ce qu'il a vu.

  • L'intervenant

La personne qui agit pour aider

La victime de violences peut demander l'aide d'un intervenant : c'est en général un adulte qui va aider la victime en la conseillant sur ce qu'elle peut faire, comment réagir face à la violence, qui contacter par exemple. D'autres professionnels, comme les psychologues, aident les victimes à surmonter les violences vécues. Tes amis peuvent aussi t'offrir une oreille attentive à tes problèmes, mais ils ne peuvent pas remplacer l'aide d'un adulte.

Les auteurs de violences peuvent eux aussi bénéficier d'un soutien s'ils souhaitent réfléchir sur leurs comportements violents et s'ils ont la volonté d'en changer.

Tu peux faire appel à un ou plusieurs intervenants. Autour de toi, des adultes sont là. À l'école, tu peux parler à un ou une de tes profs, au médiateur de ton école, à l'infirmière, au psychologue. À la maison, tes parents peuvent également t'aider. Ton frère ou ta sœur et bien sûr tes amis, tes amies peuvent t'écouter, mais ils ne peuvent pas remplacer l'aide d'un adulte. À ton boulot, tu peux parler à ton maître ou à ta maîtresse d'apprentissage, à tes proches, à tes collègues. Si tu es victime de violences, tu as le droit d'en parler.

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